Nous remercions XCEED Games pour l’opportunité de Test de Rune Factory : Guardians of Azuma
Préambule
Il s’agit de mon tout premier contact avec la série Rune Factory, une licence qui a vu le jour en 2006 et qui compte aujourd’hui huit épisodes, dont cinq numérotés. C’est donc une véritable découverte pour moi que de plonger dans cet univers mêlant RPG et d’autres genres, une “nouvelle” licence pour moi, mais qui a déjà une longue histoire derrière elle.
Gameplay
Côté gameplay, autant dire que Rune Factory ne fait pas les choses à moitié : c’est un véritable melting-pot de plusieurs genres. Évidemment, RPG oblige, vous retrouverez de l’exploration et du combat dans des environnements variés et plutôt réussis avec des affrontements en temps réel particulièrement dynamiques. Le jeu propose une large panoplie d’armes allant de l’épée courte au katana, en passant par l’arc ou encore des talismans pour la magie. Rapidement, vous aurez également la possibilité de former une équipe de quatre personnages, à condition toutefois de tisser des liens avec eux… mais nous reviendrons là-dessus un peu plus tard.

Autre facette majeure du jeu : la gestion des villages oui, au pluriel ! Dans chacun d’eux, un espace spécifique est dédié à la construction : maisons pour accueillir de nouveaux habitants, commerces essentiels comme la forge (où vous pourrez créer et améliorer vos équipements), champs pour nourrir la population, forêts pour collecter des ressources… Il faudra organiser tout ce petit monde en assignant les villageois à différentes tâches selon leurs compétences : culture, artisanat ou encore récolte.

Enfin, l’un des piliers du jeu repose sur les relations sociales. Vous pouvez interagir avec une grande diversité de PNJ, de la simple cuisinière du coin jusqu’à la divinité locale. Ces relations sont loin d’être anecdotiques : plus vos liens se renforcent, plus vous débloquez des bonus et événements exclusifs, allant du petit cadeau d’anniversaire aux quêtes personnelles, voire la possibilité de recruter ces personnages comme compagnons de route. Un aspect riche, profond et particulièrement gratifiant.

Graphisme
Visuellement, Rune Factory: Guardians of Azuma ne cherche pas le réalisme, mais mise sur un style cel-shading très marqué, avec une direction artistique aux inspirations japonaises assumées. Les décors, qu’il s’agisse de villages traditionnels, de plaines fleuries ou de forêts automnales, offrent une atmosphère apaisante et dépaysante.
Sur Switch 2, le jeu bénéficie clairement de la montée en puissance de la console. L’image est plus nette, le framerate plus stable, et le confort de jeu s’en ressent dès les premières minutes. Si quelques textures restent encore un peu floues ou que certaines animations peuvent manquer de fluidité, l’ensemble reste cohérent et agréable à l’œil. Les personnages sont bien modélisés, malgré des expressions faciales parfois rigides.
C’est un jeu qui joue avant tout sur l’ambiance, et de ce côté-là, le pari est réussi.

Bande son
La bande-son de Rune Factory: Guardians of Azuma accompagne l’aventure avec douceur et discrétion. Chaque zone propose ses propres thèmes musicaux, souvent teintés d’instruments traditionnels japonais, qui renforcent le sentiment d’immersion dans l’univers d’Azuma. Sans jamais être envahissantes, les musiques se fondent naturellement dans l’ambiance, qu’il s’agisse de moments calmes dans les villages ou de combats plus dynamiques.

Les bruitages, quant à eux, sont efficaces et bien intégrés. Que ce soit le son des outils dans les champs, le martèlement de la forge ou les effets liés aux compétences en combat, tout sonne juste. Les doublages japonais ajoutent une touche d’authenticité, même si certaines répliques peuvent paraître un peu répétitives à la longue. Dans l’ensemble, le sound design remplit parfaitement son rôle : il soutient l’expérience sans jamais la dominer.
Histoire
Au début de l’aventure, vous avez le choix d’incarner soit le héros masculin, Subaru, soit l’héroïne féminine, Kaguya. Détail appréciable, les deux personnages peuvent être renommés à votre convenance. Ce choix n’influence pas le déroulement de l’histoire et repose uniquement sur vos préférences personnelles.

L’introduction, assez courte mais spectaculaire, vous place au cœur d’un affrontement entre les deux protagonistes, chacun chevauchant son propre dragon. Le combat tourne rapidement à votre désavantage, et vous vous réveillez, amnésique, dans le village printanier, recueilli par ses habitants. Plus d’un an et demi s’écoule avant que vous ne repreniez le contrôle de votre personnage, prêt à repartir à l’aventure.
Comme toujours, je ne vais pas vous gâcher le plaisir de la découverte, l’histoire mérite d’être vécue sans spoilers. Sachez simplement que votre quête vous mènera à réveiller d’antiques divinités pour restaurer vos pouvoirs et tenter de réparer un monde brisé. Car il y a plusieurs décennies, Azuma a été frappée par une catastrophe d’une ampleur dévastatrice, éclatant littéralement le continent et dispersant villes et villages aux quatre vents. C’est à vous qu’il revient de les faire renaître, en reconstruisant, en développant l’agriculture, le commerce… mais surtout en redonnant vie à ces terres en attirant de nouveaux habitants.
