Merci à Bandai Namco pour l’opportunité de réaliser l’avis de Patapon.
Vous vous souvenez de la licence Patapon ?
Initialement sortie sur la sainte PlayStation Portable (PSP) en 2007 une console que j’ai adorée à son époque, avec une liste de titres incroyablement novateurs (mais là n’est pas le sujet) Patapon était un jeu développé et édité par Sony. Il a été remasterisé en 2017 pour la PS4, et revient aujourd’hui dans une version « Replay » regroupant Patapon 1 et Patapon 2 dans un seul titre. Cette fois, c’est S.A.S Co Ltd qui est au développement, avec Bandai Namco à l’édition. Disponible depuis le 11 juillet 2025 sur PC, PS5 et Switch (1 et 2).
Un gameplay unique, rythmique et stratégique
Pour ceux qui ne connaissent pas, vous incarnez le dieu des Patapons, de petites créatures guerrières qui exécutent vos ordres en fonction de combinaisons rythmiques de touches. Ces combinaisons s’apprennent au fil de l’aventure.
Au début, vous pouvez uniquement marcher ou attaquer, mais très vite, vous apprendrez à vous défendre, à charger, voire même à invoquer des miracles, des pouvoirs altérant la météo ou les éléments du terrain. Par exemple : faire pleuvoir pour traverser un désert brûlant, éteindre les flèches enflammées, ou inverser le vent pour repousser les projectiles ennemis et renforcer vos propres archers.

Des unités à faire grandir… littéralement
Vos Patapons, d’abord faibles, évoluent en fonction des matériaux que vous leur offrez pour « les faire naître ». Oui, vous enterrez des matériaux au pied d’un arbre sacré, et hop, un Patapon pousse. (C’est bien comme ça que ça marche, non ?)
Il existe plusieurs classes : du simple Yaripon (lancier de base, peu coûteux), au Megapon, qui attaque en utilisant des percussions, en passant par archers, chevaliers, fantassins, etc.
Leur but ? Rejoindre Earthend, une terre promise mythique pour le peuple Patapon. Mais leur route est semée d’embûches : boss gigantesques, monstres hostiles, et surtout les Zigotons, un peuple rival qui fera tout pour les arrêter.

Des ordres, du rythme et du style
Tout le jeu repose sur un système de rythme à quatre touches. Chaque combinaison est un ordre.
- PATA PATA PATA PON ➜ avancer
- PON PON PATA PON ➜ attaquer
- CHAKA CHAKA PATA PON ➜ défendre
Plus vous enchaînez vos rythmes avec précision, plus vite vous entrez dans le mode « FEVER », indispensable pour booster vos performances et invoquer des miracles.
Ce gameplay est original, prenant, et demande du timing et de la concentration, surtout dans les phases avancées.

Un jeu parfois avare en explications
Même si un mode facile a été ajouté (qui correspond en réalité à une vraie difficulté « normale »), le jeu reste exigeant. Certaines mécaniques ne sont pas expliquées clairement : par exemple, pour débloquer certains miracles, il faut deviner les niveaux à revisiter.
Le premier est simple à trouver (une statue mystérieuse dans le tout premier niveau), mais les suivants sont moins évidents, et nécessitent plusieurs retours en arrière. Heureusement, les niveaux sont courts, donc le « farm » reste plaisant.
Vous devrez rejouer les missions régulièrement pour chasser, obtenir des matériaux ou affronter des boss de plus en plus puissants. Petit bémol : si vous voulez améliorer un type de Patapon déjà invoqué, il faut d’abord le faire « disparaître » (en espérant ne pas récupérer son casque, ce qui le ressusciterait automatiquement), avant de pouvoir l’invoquer dans une version plus évoluée.

Le tout pour 30 € seulement, quelle que soit la plateforme (PC, PlayStation ou Switch). Et franchement, pour deux jeux aussi cultes réunis dans un seul titre, c’est plus que raisonnable.
Quelles différences entre Patapon 1 et Patapon 2 ?
Le deuxième épisode améliore presque tous les aspects du premier :
- Il introduit un Patapon Héros avec des pouvoirs spéciaux uniques.
- De nouvelles unités font leur apparition (notamment les Robopons ou Mahopons).
- Le jeu propose davantage de missions, plus de miracles, et surtout un système d’évolution beaucoup plus complet avec un arbre généalogique de Patapons à débloquer selon les matériaux utilisés.
- L’histoire est plus étoffée, et les boss plus variés.
En résumé, Patapon 1 pose les bases, mais Patapon 2 enrichit et peaufine la formule pour une expérience beaucoup plus dense